CELEBRATIONS

Reprise des célébrations religieuses à partir du dimanche 13 décembre, en présence de 15 personnes maximum 

 

A la suite d'un arrêt du Conseil d’Etat, l'interdiction de l'exercice collectif du culte a été levée. Une réunion s’est tenue au cabinet du ministre de la Justice avec les représentants des cultes reconnus, et la reprise des célébrations religieuses est à nouveau possible depuis le dimanche 13 décembre, dans de strictes conditions. 

Messes dominicales

 

Elles ont repris dans les différentes églises de l'Unité Pastorale, selon les modalités suivantes :​

- 15 personnes maximum, enfants de moins de 12 ans non compris

- 10 m² par personne (sauf pour les bulles familiales)

- mesures sanitaires prescrites (désinfection, port du masque buccal, distanciation physique)

Compte tenu de ces restrictions, il a été décidé de célébrer davantage de messes.

Voici l'horaire actuel des messes dominicales, qui a dû être un peu adapté en fonction des fréquentations des derniers week-end :

Sainte-Croix de La Futaie : messe supplémentaire à 16h30 et messe à 17h30.

Salle Clémentine (l'église St-Clément est toujours en travaux) : messe à 10h (si nécessaire, messe supplémentaire à 11h), et messe à 18h15.

Notre-Dame du Perpétuel Secours : messe supplémentaire à 10h et messe à 11h; adoration de 12h à 12h30, avec possibilité de recevoir la Communion.

Saint-Hubert : messe à 11h15 (si nécessaire, messe supplémentaire à 12h15).

Messes de semaine 

 

Elles ont repris selon les horaires habituels, mais avec les mêmes règles restrictives que pour les messes dominicales : 

15 personnes maximum, 10 m² par personne et mesures sanitaires prescrites (désinfection, port du masque buccal, distanciation physique).

Lectures de messe

Vous pouvez consulter les lectures de messe sur le site www.aelf.com

Homélie

Nous avons décidé de publier à nouveau les homélies du dimanche sur notre site, différentes demandes nous ayant été faites en ce sens. Voici l'homélie de l'Abbé Benoît Hauzeur pour les samedi 16 et dimanche 17 janvier 2021 (2ème dimanche du Temps Ordinaire) :

Samuel 3, 3-10 ; Première épître de Paul aux Corinthiens, 6, 13 … 20 ; St Jean, 1, 35-42

 

Que cherchez-vous ?

C’est bien « que cherchez-vous ? » et non « qui cherchez-vous ? », que demande Jésus. L’objet de la recherche, de la quête, n’est donc pas a priori une personne, mais bien « quelque chose ». Que cherchons-nous ?

On pourrait rechercher un objet, aller chez le marchand (c’est le bon moment ! En profitant des soldes pour trouver ce qu’on cherche à moindre prix) ou sur internet. Mais ce n’est bien sûr pas à cela que pensent, ni Jésus, ni les deux hommes. L’Evangile ne nous reconduit pas vers la possession d’objets, même si notre façon de vivre la religion pourrait nous y reconduire. Ainsi, n’y a-t-il pas le risque de « chosifier » l’hostie consacrée, en voulant la recevoir en dehors de toute démarche eucharistique ? Ce qu’on cherche pourrait être un état d’esprit – la paix, le bonheur, l’amour, le sentiment d’une vie juste…

A toi qui me lis, je pose la question : si Jésus te demandait : « Que cherches-tu ? », quelle réponse lui donnerais-tu ?

Jean-le-baptiste met ses disciples en route : « Voici l’agneau de Dieu ». En fait, Jean n’attendait pas un ‘agneau’. Au contraire : Jean est le prophète de la colère de Dieu, qui allait venir ‘nettoyer’ son territoire : « Il vient, celui qui est plus fort que moi. (…). Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire (…), il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas » (Matthieu, 3, 11-12).

En attirant l’attention sur cet homme qui serait un ‘agneau’, Jean n’opère-t-il pas une conversion ? Voilà que lui, le prophète de la colère de Dieu, s’efface devant le prophète de la douceur de Dieu. S’il y a un temps pour la colère, Dieu n’est pas dans la colère (cf. la rencontre entre le Seigneur et le prophète Elie  -  1 Rois, 19, 11-13).

« Que cherchez-vous ? ». Les deux disciples ne répondent pas, mais répondent par une question : « Rabbi, Maître, où demeures-tu ? ». S’ils ne savent-ils pas eux-mêmes « ce » qu’ils cherchent, ils devinent que cet homme peut les aider dans leur quête.

« Rabbi – Maître ». En accompagnement spirituel, ce n’est pas le maître qui fait les disciples, mais ce sont les disciples qui font le maître. Jésus doit d’ailleurs se retourner – comme si avoir des gens qui le suivent n’était pas son projet. Pour lui, le temps n’est-il pas venu de devenir « rabbi - maître » ?

« Où demeures-tu ? ». Est-ce que la question « Que cherchez-vous ? » trouverait un début de résolution dans une rencontre ? Ils ont trouvé celui qu’ils cherchaient ; et il a même une demeure. Les deux disciples vont vite avertir frère et amis : on sait où habite le messie !

Mais Jésus est un promeneur (le texte dit qu’ il allait et venait). Et vouloir mettre la main sur lui n’est pas un bon plan. Aux hommes de main venu l’arrêter, Jésus demandera : « Qui cherchez-vous ? » La recherche devient alors possessive et (donc ?) meurtrière. Mais ce faisant, elle se trompe. Elle oublie le « que ? » pour se bloquer sur le « qui ? ». Comme si un humain pouvait combler notre quête, notre recherche, notre désir. Non, non ! Jésus met en route des disciples. Mais sans devenir un obstacle sur leur route. Ce n’est pas le Messie qui est le but de leur recherche, mais ce à quoi il ouvre.

Attention à tomber dans l’idolâtrie – là où un objet, un texte, voire une personne, ferme le chemin. Même de Jésus, on peut être idolâtre. C’est pourquoi il dira : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi » (Jean, ch. 14, v. 6). Jésus est un chemin, une porte, le lieu d’un passage ; il nous introduit auprès du Père, le seul qui, dans son mystère, peut être le terme de notre quête ; et il nous donne l’Esprit, qui comme le vent, souffle où il veut ; tu entends sa voix, mais tu ne sais, ni d’où il vient, ni où il va (St-Jean, ch. 3, verset 8). On n’enferme pas le souffle.

On peut relire rapidement les deux autres lectures en lien avec l’Evangile.

Dans la première lecture, le prêtre Eli va ouvrir le jeune Samuel à une autre obéissance que celle à laquelle l’enfant était habitué. « Ce n’est pas moi qui t’appelle. Si la voix t’appelle, tu diras : ‘Parle, seigneur, ton serviteur écoute’ ». Cesse d’idolâtrer de façon infantile le prêtre que je suis ; entre dans l’écoute de celui que désigne le temple et le culte qui s’y fait.

Dans la seconde lecture, l’apôtre Paul rappelle que cette recherche passe par notre corps et ses envies. Comment faire pour que, dans notre chair, dans notre corps avec ses pulsions et ses passions, nous restions la demeure, le « sanctuaire » où peut souffler l’Esprit-saint ?

Gardons ouverte notre recherche, notre en-vie et mettons-nous en route à la suite du Christ.

 

 Abbé Benoît Hauzeur.

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